vendredi, mai 26, 2006

La zac bouygues
d'abord la densification
Le projet de zac a été proposé au maire, voici plusieurs années. Il n'a pas cédé.
Les terrains appartiennent à E.D.F. Ils sont en zone industrielle.
Les rendre constructibles dans le cadre d'une zac, c'est traiter avec Bouygues.
Il n'est pas sans intérêt urbanistique d'amménager les lieux à l'extrémité ouest de la ville, au bord de la Seine. Substituer le résidentiel à l'industiel en friche, c'est la polique élaborée par C.C.R dès son entrée en fonction. Il s'y est tenu pendant 35 ans.
Mais encore faut-il qu'une ZAC soit équilibrée. Elle n'est pas créée pour le propriétaire ou pour le promoteur, par l'espace alléché.
Pendant des années, le désaccord n'a pu être surmonté. La municipalité de l'époque demandait des équipements : une école, une maison de retraite, un jardin. Elle voulait que les immeubles privés ne dépassent pas cinq étages. Les façades de ces bâtiments devaient marquer une originalité, et présenter une qualité sans doute coûteuse.
Quels étaient les moyens d'E.D.F dans ce conflit? Aucun. Le propriétaire ne pouvait que satisfaire la ville, ou conserver un terrain inconstructible, sur lequel il n'avait plus de projet industriel. C'était une question de temps et de volonté.
Or madame le Maire en transit, estimant qu'après elle le déluge, a décidé de trancher. Le programme c'est le projet Bouygues un peu fardé, un peu retouché. Pas de maison de retraite, pas de logements HLM même à titre de symbole. Il a fallu faire vite, dans l'espoir que les premiers nouveaux arrivants seraient présents au moment de l'échéance. Ce sont les conseils qui lui ont été donnés par un entourage sans vision et inquiet pour son propre avenir.
Trois élus de droite n'ont pas assisté au conseil municipal pour ne pas avoir a endosser une cascade d'abandons précipités. Mais les bénis oui oui étaient là.
La maison de retraite aurait permis de sauver l'hôpital et de conserver les soins palliatifs, de fin de vie humanisée. Ce gâchis supplémentaire, en forme d'ignorance des priorités, d'incapacité d'utiliser au mieux les atouts en main, d'amour effréné des fanfreluches, a pris la forme d'un saut dans le néant.
Que peut-on objecter? Le terrain aurait coûté trop cher?
Ce n'est pas parceque l'impôt vient d'être majoré inutilement et exagérement, que la ville manque de réserves.
Dans cette négociation, mal préparée, les négociateurs improvisés
n'ont pu sauver que les quarantes hôtesses d'Ali Baba.
La Voix

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