mardi, mars 06, 2007

En perdition



Je sais bien que le bateau municipal prend l’eau. C'est le bateau ivre, comme dirait Arthur Rimbaud . Le favoritisme élevé au niveau d’une institution, provoque une répulsion générale, y compris parmi les bénéficiaires.


Je suis remonté un siècle en arrière : neuf maires se sont succédés sur 100 ans. Leur tempérament leur genre, leur opinion, leur choix étaient différents.


Mais jamais la ville n’a connu, comme en ce moment, un Maire incompatible avec la fonction.

Pour ce qui me concerne, je suis décidé, déterminé, résolu, à conduire jusqu’à son terme la lutte pour la libération de Puteaux, de cette triste parenthèse.


J’aime la philosophie. Venu de l’ancienne S.F.I.O, aux trois flèches rouillées, je n’ai pu qu’aimer Jaurès. Je pense toujours à ses brillantes interventions à la chambre, sur le concept de paix; à son discours à la jeunesse au lycée d’Albi, sur le sens de la vie; à sa thèse sur la réalité du monde sensible, à connotation matérialiste.

J’ai municipalisé la cérémonie à la mémoire de Jaurès, tous les ans, en juillet, pendant 36 années, à Puteaux.

L’an dernier j’ai dû acheter la gerbe. Madame le Maire, dans sa mesquinerie, m’a privé d’une gerbe municipale.

Je n’ai pas enseigné, comme Thérèse, dans son commentaire, pense le croire, à Nicolas Sarkozy l’idée de se réclamer de Jaurès, et d’adresser aux socialistes le grief de l’avoir oublié. Ce qui ne me parait pas tout a fait exact.

Brice Hortefeux, il est vrai, a été mon conseiller municipal à Puteaux et mon assistant, alors j’étais Président de groupe au Conseil Général des Hauts-de-Seine.

Charles Ceccaldi-Raynaud

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