lundi, septembre 18, 2006

Tribune : Jospin à la peine

Par Alain Lambert, Sénateur de l'Orne, Ancien ministre délégué au budget et à la réforme budgétaire


L'exercice est certes difficile mais l'invité a perdu pied souvent. Incompréhensible sur son refus de dire s'il est ou non candidat, il y a gros à parier qu'à force d'hésiter le train partira sans lui. Hésitant également sur la qualification du programme de son parti. Socialiste ou pas ?

Comme la dernière fois, on n'en saura rien. Myope, il ne voit pas de différence entre la social-démocratie incarnée par DSK et la gauche gauche de Laurent Fabius. Flou, mais plutôt pour la renationalisation d'EDF, voire de GDF. Imprudent, il qualifie Suez d'entreprise belge.

Désespérant sur les finances publiques, il semble se fixer comme cap les 3% de déficit ; l'équilibre et encore moins l'excédent budgétaires ne sont dans sa culture. Et le désendettement pas d'actualité. Constant sur le nombre de fonctionnaires dont il n'envisage pas de réduire le nombre. Désarmant de naïveté sur les augmentations du SMIC qu'il promet au privé sans trop savoir pour le public. Irresponsable sur la question des retraites et notamment sur le cas des régimes spéciaux dont on comprend qu'il ne les trouve pas injustes. Fuyant sur les menaces des syndicats qu'il ne veut pas juger « craignant de ne pas s'en sortir !» (sic).

Carrément à la dérive sur le mariage homosexuel en renvoyant au Parlement une question qu'il prétendait hautement philosophique quand il était Premier Ministre. Brouillon sur la carte scolaire en se situant sur une ligne « on ne change rien ». Il ne fût à la hauteur que sur la position du pape à propos de l'islam. Il trouva les mots pour appeler chacun à la raison commune. Celle-ci, à l'évidence, l'amènera à renoncer à être candidat.

2 Comments:

Anonymous Marie Christine said...

Bonsoir,
Oui, l'exercice est difficile pour tous je le crois. Je suis dans une gare mais je ne sais quelle direction prendre.
Souvent les promesses laissent à espérer sur un renouveau, mais je ne vois rien qui me donne l'envie de rebondir et d'espèrer. Il fut un temps, gauche ou droite quelle importance, car j'ai une fille de 29 ans, on disait"il faut que vos enfants aient un diplome.
Je dis chouette, ma fille que je bouste, tu seras avocate ou autre métier reconnu "digne de savoir". Ce jour, je vois que nous manquons d'infirmières, d'ouvriers en BTP, de métiers relatifs à la petite enfance...... Je me dis, mais qu'avons nous fait ? Avons nous oublié de tous métiers font partie de la chaine ?
Voilà le genre de questions que je me pose.
Sommes nous dans une bonne mesure ?
Bien à vous
Marie Christine, une louve de Puteaux.

18 septembre, 2006 20:20  
Blogger puteaux pour tous said...

Marie-Christine,

effectivement il y a des réservoirs d'emplois importants, notamment dans l'artisanat, c'est pourquoi l'une des mesures du Ministre R Dutreil était de revaloriser l'apprentissage de ces métiers en modifiant l'image dénigrante qu'à tort ils ont subits. Jean Louis Borloo, en outre, a, quant à lui, mis l'accent sur les services à la personne, compte tenu du vieillissement de la population.
C'était une erreur de dénigrer certains secteurs d'activité et peu à peu les mentalités évoluent à cet égard, même si nous en convenons, les jeunes ne sont pas toujours bien informés des possibles s'offrant à eux.
bonne journée :D

19 septembre, 2006 12:52  

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