lundi, octobre 16, 2006

ILLUSIONS FRAGILES



Dans son livre, « les illusions perdues » Balzac raconte les erreurs fatales des rêveurs d’ambitions illégitimes.

Puteaux confirme les contre-performances, les fautes stratégiques, les procédés mensongers, qui caractérisent l’agitation des ambitieux des lieux, affamés et repus.


Voici quelques jours, en pleine réunion du Conseil d’Administration du Centre Communal d’Action Sociale, Madame le Maire a donné un exemple de la perte de son self-control.

Elle a d’abord confirmé qu’elle avait interdit la réinscription de Madame DALEAU, au cours de Yoga. Cette personne âgée a pourtant un besoin urgent de ces soins pour atténuer les souffrances que porte son dos douloureux.

Madame le Maire, l’écume de la colère sur les lèvres, a confirmé que ce refus, venait sanctionner les rapports amicaux que cette femme distinguée, entretient avec l’ancien Maire.

Dans le même temps, pour apaiser la tempête soulevée par un tel aveu, elle a expédié une de ses employées les plus serviles, dire à l’oreille de Madame DALEAU qui assistait à la séance en qualité d’administrateur, que la querelle pourrait s’arranger sous certaines conditions.

Plusieurs personnes et beaucoup d’employés subissent les mêmes pressions, au quotidien.

Ces procédés totalitaires transforment Puteaux en îlot Soviétique, où règne le caprice de Madame le Maire, comme si la Mairie était sa propriété privée, reçue en héritage.

Dans un instant d’indignité, elle a raconté en public, devant les élus et les fonctionnaires médusés, l’hospitalisation de son père.

Qu’elle le souhaite ou non, Charles Ceccaldi-Raynaud demeure maître de lui-même, comme Sylla dans le théâtre classique, tandis que, en ce qui la concerne, elle donne des signes d’ébranlement mental, dont on espère qu’ils lui sont inspirés par un reliquat de remords.

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