lundi, octobre 23, 2006

Sans l’avenant, la médiathèque serait aussi belle.
Elle aurait coûté plusieurs millions d’euros de moins.

L’idée de réaliser un équipement public en face de la mairie ne date pas d’hier. L’acquisition des terrains sans expropriation s’est étendue sur près de vingt ans.

A cette époque, monsieur Lambliotte n’habitait pas Puteaux, sauf erreur, et madame le Maire n’avait pas de profession.

Après l’acquisition de ce tissu de maisons lézardées, il a fallu définir le programme.

Le premier adjoint de l’époque souhaitait un grand hall d’exposition. Elle n’a pas renoncé à cette idée fixe d’une exposition de la mode.

J’étais le Maire. J’ai décidé. J’ai choisi l’option de la médiathèque associée à des salles de cinéma.

Alors que j’étais immobilisé dans un hôpital, madame Ceccaldi a donné suite à son caprice. Faire modifier les structures de maintien du verre de la façade principale.

Ce changement a t-il embelli l’ouvrage ? Toutes les opinions méritent attention.

En ce qui me concerne, de boulons par vitre, sur la façade principale, introduit le doute.
Le long réseau de tubes métalliques, visibles de l’extérieur, finit de convaincre que ce changement a été une grande erreur, extrêmement onéreuse, jusqu’à l’excès irraisonné.

Ces modifications appelaient un avenant.

Si le nouveau verre n’a pas manifestement embelli la médiathèque, il a coûté un prix exorbitant. Du verre à 7 millions d’euros, et encore, juste pour un seul côté.

Cet avenant traduit un goût irrésistible et malsain de la dépense. Dans tous les domaines de la gestion, la dépense représente actuellement le plus grand plaisir d’un Maire qui n’a jamais manqué de rien.

On peut aussi se demander pourquoi, ceux qui verront la façade principale avec le nouveau verre seraient privilégiés par rapport à ceux qui verront le verre initial derrière et sur les côtés, à supposer qu’il soit moins agréable à regarder.
Comme toujours depuis deux ans, tout est dans l’apparence.
La folie de la dépense coûte plus cher que les folies d’alzheimer
Au-delà de cette dépense considérable, qui a provoqué une hausse inutile de l’impôt, la médiathèque demeure somptueuse et grandiose.

Elle porte la marque de tous les palais que j’ai fait construire pour embellir la ville sans la ruiner. Cette politique a reçu l’approbation de la population.

La piscine aux multiples bassins appelle un supplément de beauté sur la partie arrière, à la condition qu’aucun groupe de privilégiés ne la transforme la nuit en sodome.

La piscine de Puteaux reste une des plus belles piscines de l’Ile de France.

Charles Ceccaldi-Raynaud

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